Une présence hors du commun

Jean est un modèle, un mentor et un ami humble, qui inspire en aimant chaque personne telle qu'elle est.

Parmi les grands de ce monde

De Mère Theresa à Jean-Paul II, la vie de Jean Vanier a été marquée par ses rencontres avec les grands de ce monde.

Jean Vanier et Mère Teresa

Mère Teresa et Jean Vanier sont deux êtres animés d'un même Esprit qui se sont soutenus dans leur mission respective.

Une présence hors du commun

Jean est un modèle, un mentor et un ami humble, qui inspire en aimant chaque personne telle qu'elle est.

Parmi les grands de ce monde

De Mère Theresa à Jean-Paul II, la vie de Jean Vanier a été marquée par ses rencontres avec les grands de ce monde.

Jean Vanier et Mère Teresa

Mère Teresa et Jean Vanier sont deux êtres animés d'un même Esprit qui se sont soutenus dans leur mission respective.

Une présence hors du commun

Jean est un modèle, un mentor et un ami humble, qui inspire en aimant chaque personne telle qu'elle est.

Parmi les grands de ce monde

De Mère Theresa à Jean-Paul II, la vie de Jean Vanier a été marquée par ses rencontres avec les grands de ce monde.

Jean Vanier et Mère Teresa

Mère Teresa et Jean Vanier sont deux êtres animés d'un même Esprit qui se sont soutenus dans leur mission respective.

Le philosophe

Jean Vanier a développé une pensée unique en donnant un sens à la souffrance des personnes les plus vulnérables.

L'humain selon Jean Vanier

La pensée de Vanier est nourrie d'une foi profonde et non dogmatique et de ses amitiés avec des personnes vulnérables et fragiles.

Un théologien atypique

Au coeur de la théologie de Vanier, il y a ce désir profond d'appartenir.

L'homme de lettres

Jean Vanier est un homme de lettres aux deux sens du mot, tant écrivain qu'épistolier.  

Le fondateur

La bataille de Jean Vanier, qui a commencé dans le petit village de Trosly en 1964, se poursuit de nos jours. Il est toujours et plus que jamais convaincu que ceux qui sont faibles et vulnérables font naître ce qu'il y a de plus beau et de plus lumineux en nous.

L'Arche dans le monde

L'Arche rassemble des hommes et des femmes, avec et sans déficience intellectuelle, dans plus de 135 communautés à travers le monde.

Foi et Lumière

Foi et Lumière est un réseau international d’entraide et de soutien communautaire autour des personnes ayant un handicap mental.


Une présence hors du commun

Jean est un modèle, un mentor et un ami humble, qui inspire en aimant chaque personne telle qu'elle est, avec ses forces et ses faiblesses, et en lui révélant sa propre capacité d'aimer.

Comment traduire l'essence de cet homme qui est, au sens propre et figuré, un géant? Un être qui nous rejoint directement et sans façons, touchant chacun de nous à l'endroit le plus vulnérable, avec ouverture et compassion? Comment y parvient-il sans que nous nous sentions menacé, sans que notre être se referme sur ses peurs? Comment se fait-il que des gens de tout âge, couleurs, cultures, races, origines, nationalités et croyances soient touchés par lui, attirés par lui, se sentent compris et proches de lui?

Vanier touche les gens dans leurs cœurs, il en retire toute dureté, avec tendresse et humilité. Sa capacité d'être présent à la blessure que chacun porte secrètement en lui est le fruit d'une vie entière de prières fidèles. Des heures d'écoute attentive et patiente ont encore aiguisé ce don – l'écoute du cri des rejetés et des sans voix, de la vie douloureuse de tant de gens, des aspirations de son propre cœur et de la tendresse de Jésus, qui l'inspire.

Vanier prend en effet Jésus au sérieux. Non pas le Jésus du dogme et des rituels d'église, mais le Jésus qui vit, respire et marche à ses côtés, dont il a accepté l'invitation, cette invitation qu'il nous adresse à tous, de «venir, et voir ». C'est une invitation à chacun, peu importe sa croyance, de marcher avec lui vers Dieu, peu importe comment ce dernier est conçu. Jean ressent cette étincelle divine en chacun de nous, et il désire la révéler et l'alimenter.

Cette présence de Dieu se devine en lui, presque palpable. On la ressent dans la voix de Jean alors qu'il appelle notre nom, dans le toucher de sa main, dans ce regard pénétrant et méditatif offert à qui le côtoie, dans sa fidélité à la prière. Un homme pratique et ancré dans le concret, il est discipliné dans ses moments solitaires d'étude, de réflexion, d'écriture et, l'âge avançant, de repos. On perçoit l'authenticité de cet homme dont la vie se déploie en harmonie avec ses paroles et sa foi. Cet accord intérieur et cette authenticité participent à l'attraction réelle qu'exerce Vanier sur des jeunes lassés de suivre des héros vides et des modèles privés de substance.

La fidélité de Jean va tout d'abord aux hommes et aux femmes accueillis à L'Arche, particulièrement ceux avec qui il partage son foyer et ses repas. Il est passionnément engagé dans la lutte pour la dignité et les droits des personnes avec une déficience à travers le monde. Depuis 47 ans, il vit cet engagement chaque jour, dans ses rencontres, ses événements, son travail et ses loisirs.

Un ami fidèle, Jean oublie rarement le nom ou l'histoire de ceux avec qui il a été en contact. Son agenda est rempli de noms, et il correspond avec certains d'entre eux depuis des décennies. Ses « lettres » personnelles, soigneusement rédigées sur de petits bouts de papier – souvent illisibles – , réchauffent toujours le cœur de leur destinataire. Il est toujours présent pour ses amis, particulièrement lorsqu'ils traversent une période difficile de leur vie.

Sa présence à chacun est remarquable. Dans un groupe, Jean cherche activement à créer des liens, toujours dans une posture d'humilité. Il questionnera avec aisance une personne, sachant lui-même déjà la réponse, afin d'établir un contact et laisser l'autre devenir son « enseignant ». Pour se rapprocher d'une autre personne, il demandera de l'aide. Durant les repas, il cherche continuellement à inclure les plus effacés autour de lui, par exemple en demandant de l'eau ou une autre portion, ou encore en demandant gentiment comment a été la journée. Jean est parfaitement conscient du plaisir que procurent le rire et la célébration, et il travaille constamment à les susciter. Que l'on soit un inconnu rencontré après une discussion publique ou un vieux compagnon, être seul à seul avec lui, c'est être l'objet de son attention pleine et entière.

Toujours réaliste, sa constante ouverture lui permet d'être profondément transformé par ses expériences vécues. Il accepte ses propres forces et faiblesses avec limpidité et encourage les autres à faire de même. Cherchant toujours à comprendre ce qui peut être fait plutôt que de se laisser abattre par les difficultés, Jean invite les gens à aller au-delà d'eux-mêmes, là où ils n'oseraient aller seuls. Il sait donner confiance à ses compagnons et se montre toujours prêt à recevoir leur aide et leurs idées.

Jean est un pacifiste dans l'âme. Lorsqu'il lui arriva d'être victime de violence verbale et physique, il y répondit de façon inhabituelle et inspirante, en « offrant l'autre joue ». Une telle agression verbale est survenue après une discussion à laquelle participait Jean dans une prison. Un prisonnier lui cria qu'il n'était qu'un autre chrétien à la bonne conscience qui n'avait aucune idée de ce que vivaient les prisonniers. La réponse de Jean fut si respectueuse que cet homme est ensuite venu à lui pour le remercier. Jean lui posa quelques questions sur sa conjointe, et le prisonnier fondit en larmes.

Jean est un frère pour ceux qui vivent avec lui. Comme à tout le monde, il lui arrive d'être fatigué ou impatient. Lorsqu'un intervieweur lui demanda ce qu'il répondrait à ceux qui voient en lui un saint, sa réponse fut simple : « ils ne me connaissent pas ».

Jean est un modèle, un mentor et un ami humble, qui inspire en aimant chaque personne telle qu'elle est, avec ses forces et ses faiblesses, et en lui révélant sa propre capacité d'aimer.

Martha Bala


Martha Bala vit à Kingston, Ontario. Elle est membre du Conseil d'administration de L'Arche internationale. Épouse et mère de 4 enfants, elle a pris sa retraite de la pratique médicale. Elle a vécu dans les communautés de L'Arche à Trosly-Breuil (1973-74) et Asha Niketan de Kolkatta (1974-78). Les relations qu'elle y a développées ont marqué sa vie en profondeur.

L'entremetteur

''En 1977, René Lenoir, Secrétaire d'état à l'action sociale de la France, fait une visite officielle à Jean Vanier dans le petit village de Trosly-Breuil. Jean attend debout devant le 29 de la rue d'Orléans alors que les policiers et motards et la voiture officielle s'approchent. Au même moment et dans la direction opposée approche Dédé Cabaret, un sans-abri qui avait été accueilli à L'Arche pendant 4 ans. Le chauffeur ouvre la porte de la voiture du ministre au moment même où Dédé Cabaret se retrouve devant Jean. Jean présente alors Dédé à Monsieur le ministre et, inversement, le ministre Lenoir à Monsieur Cabaret, pour ensuite les inviter tous les deux à prendre le thé. Le ministre dira par la suite que ce fut là la rencontre officielle la plus sympathique de toute sa vie politique.''

L'homme d'écoute

''C'était à l'heure du midi sur la grande place publique du Complexe Desjardins à Montréal. Le long des balustrades sur les cinq étages qui surplomblaient l'agora, les bureaucrates s'étaient arrêtés. En bas, la foule habituelle du midi s'était aussi arrêtée, médusée par la voix ténue. Il parlait de rejet et d'exclusion. Non, plutôt il était la voix des exclus et des rejetés. Une fois terminé, la foule a repris son va-et-vient rapide. J'observais d'en haut. J'ai vu une femme pousser péniblement et de façon saccadée son fauteuil roulant vers Jean Vanier. Sa paralysie cérébrale rendait ses gestes et ses paroles difficiles et lents. Indifférente, la foule continuait son mouvement. Au centre, immobiles, il y avait cet homme et cette femme qui s'exprimait péniblement. Ils ont été là ensemble pendant plus de 30 minutes sans bouger. Au début, Jean Vanier avait appuyé ses mains sur les bras du fauteuil. Il était grand et son corps était plié en deux. Cela a duré un moment. Puis, sans doute fatigué, il s'est agenouillé devant elle pour l'écouter.''

Consolation

''En observant Jean pendant les retraites, les visites aux communautés de L'Arche ou les voyages, j'ai remarqué qu'il ne perd jamais une occasion de se montrer affable et serviable et de communiquer sa amitié et espérance dans un monde de violence, de souffrance et de division. Comme Gandhi, il a écrit à la main plusieurs milliers de lettres. J'ai souvent remarqué l'attention particulière qu'il porte à la personne la plus effacée dans une salle ou dehors dans la rue, lui adressant discrètement quelques mots, une touche de consolation ou d'encouragement.''