Le goût du bonheur

Presses de la Renaissance, 2002

Le goût du bonheur  est un travail philosophique que Vanier a mené durant sa  jeunesse . Ce livre est une invitation à relire d'un œil neuf les propos résolument modernes d'un grand sage de l'Antiquité: Aristote.  Ce philosophe ne dissociait pas la pratique des bonnes actions du plaisir car toute activité devait ici trouver son achèvement par le plaisir qui apporte un accomplissement à la vie.  Le goût du bonjeur s'oppose  aux morales issues du jansénisme lesquelles font reposer la vertu sur un refus des sens et de la sensibilité, l'insensibilité n'ayant rien d'humain selon Aristote. 
Fort de cette philosophie,  à L'Arche, le disciple du philosophe de l'équilibre veille sur toutes les manifestations de la vie, les fêtes et les repas sont célébrés dans une joie conviviale par la bonne nourriture, les jeux, la musique, la danse, tous les modes d'expression humaine et artistique.
Dans ce livre, Vanier répond à notre soif souvent déséquilibrée d'autonomie.  Pour Vanier, la clé de notre bonheur est dans l'équilibre entre l'appartenance et la liberté: «trop de liberté conduit à l'angoisse, à l'isolement et à l'insécurité; trop d'appartenance ou de sécurité conduit à l'étouffement et à l'enfermement sur soi.»  Ainsi , le défi de L'Arche est de construire des lieux d'appartenance fondés sur le besoin que nous avons les uns des autres, des lieux où des gens peuvent grandir dans ce type de liberté. Autre élément développé par Vanier dans ce livre est l'équilibre et l'harmonisation à maintenir entre compétence et spiritualité afin de ne jamais perdre de vue l'élément spirituel et l'idée que chaque personne est précieuse.